Réforme des Retraites 2010



Une réforme brutale pour un recul social sans précédent

La retraite est un droit que les générations précédentes ont obtenu par la lutte. En 1945, le pays est ruiné, mais le mouvement ouvrier est puissamment organisé. La CGT compte prés de 6 millions d'adhérents et le patronat qui a souvent collaboré fait profile bas. De plus, de nombreux camarades ont participé à la rédaction du programme du Conseil National de la Résistance.

Parmi les acquis que le CNR, figurent la nationalisation des banques, des assurances, de l'énergie, sécurité sociale... et la Retraite.

Aujourd'hui, le gouvernement veut en finir avec ce programme. Il s'attaque aujourd'hui aux retraites.

Son argumentaire est simple, la population vieillie. Il y aura bientôt plus de retraité que d'actifs.

Mais ce que ne nous dit pas le gouvernement et le Medef, c'est que le système actuel est viable! A la libération, les richesses créées par les salariés alimentaient la caisse de retraite, une part de cotisation salariale et une part de cotisation payée par le patron. Aujourd'hui, le patronat ne pait plus ses cotisations.

De plus, depuis la fin de la guerre, la production de richesse a été multipliée par 40, le nombre de retraité a beaucoup moins augmenté!

Le problème, c'est que les actionnaires et la finance s'accaparent de plus en plus de richesse au détriment des salaires et des cotisations sociales. La CGT estime qu'il suffirait d'augmenter les salaires de 1% pour alimenter les caisses de retraites de fejghkj

Mais la CGT propose d’autres pistes de réformes pour assurer le financement des retraites :

Ces droits et garanties appellent des mesures précises pour les financer. Nous évaluons à 6 points de Produit Intérieur Brut (PIB) le niveau de ces ressources supplémentaires. Pour porter progressivement de 12 % à 18 % la part des richesses créées consacrée au financement des retraites, la CGT formule trois séries de propositions.


Faire contribuer tous les revenus

Aujourd’hui, une part de plus en plus importante des revenus n’est pas soumise à cotisation (intéressement, participation, stock-options,…). En 2009, la Cour des comptes évaluait ainsi à près de 10 milliards d’euros le manque à gagner pour nos caisses de protection sociale. En outre, la CGT propose que les revenus financiers des entreprises soient soumis à contribution.


Une autre politique de l’emploi :

Le financement des retraites, et de la protection sociale en général, est très dépendant du niveau de l’emploi. Un million d’emplois en plus c’est cinq milliards d’euros de rentrées de cotisations supplémentaires pour les retraites. La France souffre d’un faible taux d’activité, elle arrive au 15e rang européen, ce taux est inférieur à la moyenne de l’Union européenne. Il est particulièrement faible chez les moins de 30 ans et les plus de 50 ans. Cette situation appelle donc une politique de l’emploi d’une toute autre dimension que les « mesurettes » relatives à l’emploi des seniors, en prenant des dispositions véritablement efficaces pour l’emploi des salariés de 50 à 60 ans comme pour celui des salariés de moins de 30 ans.

Augmenter et moduler les cotisations patronales :

La CGT propose de compléter ces mesures par une réforme des cotisations patronales qui pourraient êtres modulées en fonction, notamment, des politiques d’emploi des entreprises. Elle propose également d’augmenter les cotisations patronales, de remettre à plat l’ensemble des exonérations (30 milliards d’euros en 2009). Enfin, il peut être envisagé, si nécessaire, une augmentation des cotisations salariées.